
Vous cherchez un ancêtre né dans un village du Cantal au XVIIIe siècle. Vous tapez son nom sur Filae, puis sur Geneanet, et les résultats diffèrent complètement. L’un affiche un acte de baptême numérisé, l’autre renvoie vers l’arbre d’un cousin éloigné qui a déjà fait le travail. Ce décalage résume bien la différence fondamentale entre ces deux plateformes de généalogie en ligne.
Indexation collaborative contre archives numérisées : deux philosophies de recherche généalogique
Geneanet repose sur un modèle collaboratif. Les arbres généalogiques publiés par les membres constituent la base de données principale. Quand vous lancez une recherche, vous interrogez des millions d’arbres construits par d’autres généalogistes, amateurs ou confirmés. La richesse de Geneanet dépend directement de sa communauté.
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Ce fonctionnement a une conséquence directe : la fiabilité varie d’un arbre à l’autre. Un membre expérimenté cite ses sources, attache des photos d’actes. Un débutant recopie parfois des informations sans les vérifier. Vous devez donc recouper systématiquement.
Filae adopte une approche différente. Le site s’appuie sur des archives numérisées et indexées : registres d’état civil, registres paroissiaux, recensements. Vous ne consultez pas le travail d’un autre généalogiste, mais un document officiel transcrit. Pour dresser un comparatif entre Filae et Geneanet pertinent, cette distinction entre données communautaires et archives indexées constitue le point de départ.
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Filae et la presse ancienne : un fonds que Geneanet ne propose pas
Avez-vous déjà imaginé retrouver la trace d’un ancêtre dans un faire-part de journal ou un compte-rendu de tribunal local ? En avril 2026, Filae a ajouté plus de 40 millions de nouvelles notices issues de la presse ancienne française. Faire-part, faits divers, annonces légales, médailles : ces documents racontent la vie quotidienne au-delà des simples actes de naissance ou de décès.
La presse ancienne donne du relief à un arbre généalogique. Un acte d’état civil vous dit qu’un aïeul est né tel jour. Un article de presse locale vous apprend qu’il a reçu une distinction, qu’il a été témoin d’un événement, ou qu’il a publié une annonce de vente de terres.
Ce type de fonds reste absent de Geneanet, dont la force se situe ailleurs. Geneanet donne accès à des relevés de cimetières, à une bibliothèque généalogique et à des photos anciennes partagées par la communauté. Les deux sites couvrent des sources complémentaires, pas interchangeables.
Geneanet gratuit contre Filae payant : ce que chaque formule permet vraiment
Geneanet propose une version gratuite fonctionnelle. Vous pouvez créer votre arbre, effectuer des recherches dans les arbres partagés et consulter une partie des archives indexées. L’abonnement Premium débloque des outils de comparaison automatique et un accès élargi aux documents.
Filae fonctionne sur un modèle essentiellement payant pour accéder aux archives indexées. La consultation libre se limite à vérifier si des résultats existent pour un nom donné. Pour lire les actes et exploiter les transcriptions, un abonnement est nécessaire.
Pourquoi ce détail compte ? Parce que le choix dépend de votre stade de recherche :
- Débutant qui construit ses premières branches : Geneanet en version gratuite suffit pour collecter des pistes via les arbres d’autres membres et se familiariser avec la recherche généalogique
- Généalogiste qui veut vérifier et sourcer ses données avec des actes originaux : Filae apporte des documents d’archives directement consultables, ce qui évite de passer par les sites départementaux un par un
- Chercheur avancé qui a déjà exploité les registres classiques : la presse ancienne de Filae et les fonds photographiques de Geneanet ouvrent des pistes complémentaires que les registres seuls ne fournissent pas
Le piège de l’abonnement inutile
Avant de souscrire, testez la présence de vos ancêtres sur chaque plateforme. Filae couvre principalement la France métropolitaine. Si vos recherches portent sur d’autres pays, Geneanet (ou MyHeritage) sera plus adapté grâce à sa communauté internationale.

Export GEDCOM entre Filae et Geneanet : tester les deux sans tout ressaisir
Un point technique souvent négligé change la donne. Les deux plateformes permettent d’exporter un arbre généalogique au format GEDCOM, le standard d’échange entre logiciels et sites de généalogie. Vous pouvez exporter votre arbre de Geneanet vers Filae (et inversement) sans retaper chaque individu.
Cette interopérabilité a un intérêt concret : elle permet de tester les deux plateformes en parallèle avec vos propres données. Importez votre arbre sur Filae, lancez une recherche automatique dans leurs archives indexées, puis comparez avec les résultats obtenus sur Geneanet via les arbres partagés.
Logiciels hors ligne compatibles
Le fichier GEDCOM fonctionne aussi avec des logiciels installés sur votre ordinateur, comme Heredis ou Ancestris. Votre arbre n’est jamais prisonnier d’une seule plateforme. Si vous changez d’avis sur votre abonnement ou si un site évolue dans une direction qui ne vous convient plus, vos données restent portables.
Quel site de généalogie choisir selon votre profil de recherche
Le choix entre Filae et Geneanet ne se résume pas à une question de prix. Il dépend de ce que vous cherchez et de la manière dont vous travaillez.
- Vous préférez partir des documents originaux et remonter le fil : Filae, avec ses archives numérisées et sa presse ancienne, correspond à cette démarche documentaire
- Vous aimez croiser vos trouvailles avec celles d’autres passionnés et bénéficier d’une communauté active : Geneanet, avec ses millions d’arbres partagés et ses projets collaboratifs (relevés de tombes, photos anciennes), répond à ce besoin
- Vous cherchez une couverture internationale au-delà de la France : Geneanet dispose d’une base de membres plus diversifiée géographiquement
Utiliser les deux sites en parallèle reste la stratégie la plus efficace. Les généalogistes expérimentés consultent souvent Geneanet pour repérer des pistes, puis vérifient sur Filae (ou directement sur les archives départementales en ligne) avec les documents sources. L’export GEDCOM rend cette double approche réaliste sans multiplier la saisie.
Le vrai critère de choix, au fond, tient à la nature des sources qui vous manquent. Si vos branches sont déjà solides mais manquent de chair, la presse ancienne de Filae apportera des détails introuvables ailleurs. Si vous bloquez sur une filiation, les arbres collaboratifs de Geneanet multiplieront vos chances de trouver un cousin qui a déjà résolu le problème.